04 – LE VIEUX JUIF BLONDE

Du 26 au 29 novembre 2015 | jeudi à 19h, vendredi à 20h30, samedi à 19h, dimanche à 17h
Toutes les représentations sont complètes !


Affiche de "Le vieux juif blonde"Le vieux juif blonde, de Amanda Sthers, par la compagnie Jusqu’à m’y fondre (CH)

Sophie, une jeune fille de 20 ans, enfant unique d’une famille catholique et bourgeoise, est possédée par le fantôme Joseph Rosenblath, un vieux juif ashkénaze de 77 ans rescapé de la Shoah. Lui, ne comprend pas pourquoi il s’attarde dans le corps d’une jeune blonde catholique alors qu’il cherche le repos éternel ; elle, ne trouve plus sa place de jeune femme dans sa propre vie et tente, par la parole, d’advenir à son identité. De cette cohabitation forcée va naître un dialogue absurde et tendre entre deux êtres que tout oppose…

Sur scène et comme enveloppe pour incarner dans un seul et même corps ces deux personnages : la comédienne Mali Van Valenberg. Après plusieurs années passées à Paris et différentes expériences théâtrales et cinématographiques, la jeune native sierroise revient sur ses terres natales, accompagnée du metteur en scène Olivier Werner. Ce dernier l’a dirigée dans un monologue qui se veut un chemin plus ou moins conscient vers un changement. « Ce spectacle est une forme de révolution. […] la parole crée le destin. » précise-t-il. Le Valaisan Thierry Epiney est également de la partie ; il a en effet composé la bande originale du spectacle, des musiques aux sonorités klezmer qui accompagne la comédienne sur scène.

Distribution
L'auteur et le texte
Extraits du texte
La compagnie
  • texte : Amanda Sthers
    mise en scène, scénographie et lumière : Olivier Werner
    jeu : Mali Van Valenberg
    création musique et son : Thierry Epiney
    construction décor : Didier Raymond, Florent Oliva et Jean-Luc Boiré
    régie lumière : Carmen Bender
    production : Compagnie Jusqu’à m’y fondre
    coproduction : CMA–Petithéâtre de Sion et Pulloff Théâtres (Lausanne)

     

    avec le soutien de : Ville de Sierre, Loterie Romande, Service de la Culture de l’État du Valais, Fondation Ernst Göhner

  • Amanda Sthers est auteur de romans, scénarios, chansons, pièces de théâtre et réalisatrice. Elle suit des études de lettres modernes à la Sorbonne tout en faisant de la télé sur TFJ où elle crée l’émission Histoires d’en parler. Elle y recueille les témoignages de rescapés des camps de concentration. Son premier roman, Ma place sur la photo, sort en 2004. Elle publie un deuxième roman en 2005, Chicken Street, roman très bien accueilli par la profession et le public, et traduit dans plus de quinze pays.

     

    C’est en 2006, avec la pièce de théâtre Le Vieux Juif blonde, qu’Amanda Sthers se fait vraiment connaître à l’international. Parallèlement, elle écrit des livres pour enfants (Le Chat bleu, l’Alouette et le Canard timide et la série des P’tits Légumes). En 2007, elle publie son troisième roman, Madeleine et une nouvelle pièce de théâtre, Thalasso.

     

    Suivront les publications des romans Keith me (roman, 2008), Le reste de nos vies (roman, 2010), Les Terres saintes (2010), Le carnet secret de Lili Lampion (album jeunesse, 2011), Rompre le charme (2012), Le lien (pièce de théâtre, 2012), Dans mes yeux (première biographie officielle du chanteur Johnny Hallyday, 2013), Mur (pièce de théâtre, 2013), Les érections américaines (roman, 2013), Cinquante et des nuances (adaptation d’une comédie musicale, 2013).

  • « C’est vrai, dans le miroir, les apparences sont trompeuses. Mais moi je n’ai pas de miroirs, je les ai tous cachés. Et puis dans les yeux des gens, quand même ! On ne peut pas confondre un type de 77 ans élevé à la carpe farcie, déniaisé par une pute de la rue Tournefort en 1946 avec une gamine qui surfe sur internet. »

     

    « Qui suis-je ? Peu m’importe. Je sais tout ce que je ne suis pas. Ce que je ne serai jamais. Ce qui m’est impossible. Je ne serai jamais un poisson, une alouette, une chèvre. Jamais un pou, jamais un trou, dedans peut-être, oui dedans, jamais le temps ni son inverse, jamais l’amant de ma mère, jamais ce vieux qui la saute, jamais une rivière, jamais une cigale, jamais un poisson, une alouette, une chèvre. »

     

    « Bonsoir Sophie », a dit la grand-mère. « Elle répond à son nom ? », elle a demandé en chuchotant comme si je ne comprenais pas. Elle avait un chapeau qui puait le rance comme sa peau qui s’est collée pour une bise. Même jeune ça n’aurait pas été mon style de femme. Comme toutes les vieilles elle s’était collée du rouge à lèvres sur les dents et ça rendait son sourire encore plus hypocrite. « Ça va Sophie ? », elle gueulait comme si c’était moi la sourdingue. J’ai pas répondu, j’ai fait du violon dedans. »

  • Jusqu’à m’y fondre est une nouvelle compagnie théâtrale implantée en Valais, à Sierre. Cette structure se donne pour mission de créer ses spectacles sur le modèle d’une dramaturgie singulière : un modèle qui se nourrit d’une connaissance de l’œuvre des auteur(e)s, tout en abordant leurs textes dans leur autonomie.

     

    Pour la compagnie, chaque texte doit générer sa propre esthétique de plateau et ses écritures de scènes : un type de jeu, de rythmes, d’images, de couleurs, de sons, de lumières et de rapports à l’espace, qui n’appartiennent qu’à lui.


durée :  60 min.     âge conseillé : dès 14 ans
plein tarif : 30.- CHF, tarif réduit : 20.- CHF (gratuit pour les titulaires de la carte 20 ans 100 francs)





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