Le Grand Inquisiteur10 LE GRAND INQUISITEUR 

texte de Fiodor Dostoïevski
avec Jacques Probst et José Lillo

les 6, 7 et 8 avril 2017
jeudi à 19h, vendredi à 20h30, samedi à 19h

Jésus revient sur terre et fait un miracle.

Dans ce conte philosophique situé à l’époque de l’Inquisition à Séville, Dostoïevski imagine le retour du Christ alors que l’Église signifie à son messie qu’il n’est pas le bienvenu. Et s’il revenait en Valais aujourd’hui, le reconnaîtrait-on ?

 

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  • texte : Fiodor Dostoïevski
    traduction : André Markowicz
    adaptation et mise en scène : José Lillo
    avec : Jacques Probst, José Lillo
    administration : Patricia Mollet-Mercier

    production : Attila Entertainment

  • L’intrigue des Frères Karamazov, le grand roman de Dostoïevski d’où est extrait Le Grand Inquisiteur met en scène plusieurs aspects du mal portant au crime, à la folie, à l’athéisme. Au livre cinquième, chapitre V, Ivan Karamazov, qui incarne l’athée révolté par le silence de Dieu devant la souffrance de l’innocent et le mal, raconte à son jeune frère Aliocha une légende qu’il a imaginée.

     

    Nous sommes au XVIe siècle, en Espagne, à Séville, à l’époque des bûchers de l’Inquisition. Le Christ a voulu revenir parmi les hommes discrètement, mais tous le reconnaissent. Il rend la vue à un aveugle, et, sur le parvis de la cathédrale, ressuscite une fillette. À ce moment passe le cardinal Grand inquisiteur, austère vieillard de quatre-vingt-dix ans. Il a tout vu et fait jeter le Christ en prison. La nuit tombée, il va le visiter. Il reproche à son prisonnier – qui ne dira mot – d’avoir voulu apporter la liberté et lui démontre que les hommes ne la méritent pas et ne la veulent pas. Ils veulent être rassasiés de pain et de miracles, rassurés par le mystère, conduits avec autorité. La victoire du Christ sur les tentations est source d’illusion et de confusion : l’inquisiteur développe les bienfaits qui procèdent de leur acceptation ; le diable avait raison et lui-même, dit-il, a pris son parti, acceptant le glaive de César pour le bonheur même de l’humanité.

     

    Le Grand Inquisiteur, c’est en quelque sorte le chef d’œuvre dans le chef d’œuvre, le livre dans le livre. Plus qu’un brillant chapitre, plus qu’un « poème » comme le qualifie son auteur ou encore une parabole, bien que les références au Livre foisonnent, le Grand Inquisiteur est un essai philosophique vaste et irréductible.

     

    Le Grand Inquisiteur incarne le nihilisme qui affirme que celui qui cherche un fondement aux idéaux et aux valeurs ne peut trouver que le néant. La liberté, la part de transcendance qui réside en nous est une valeur vide, une illusion. Le bonheur n’est accessible que dans l’immanence, celui qui le cherche dans la transcendance se méprend et s’impose une tâche qui le mènera à sa perte. Cette tâche, le grand inquisiteur lui-même, a considéré qu’elle lui incombait et il n’y a trouvé que le néant.

  • Tribune de Genève (19.04.2016) – Fiodor Dostoïevski fait chasser Jésus du Temple, par Katia Berger

    La Vie Protestante (avril 2016) – Le Grand Inquisiteur au Temple St-Gervais

  • Des spectateurs·trices du Petithéâtre vous en parlent !
    Elles·ils sont venu·e·s, ont vu et ont blogué :


les 6, 7 et 8 avril 2017
durée : 80 min.   âge conseillé : dès 16 ans
plein tarif : 30.- CHF, tarif réduit : 20.- CHF (20 ans 100 francs et pass bienvenue : gratuit)
réservations sur www.petitheatre.ch/reservations ou au 027 321 23 41.






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