10 – FEMME NON-RÉÉDUCABLE

Du 17 au 20 mars 2016
jeudi à 19h, vendredi à 20h30, samedi à 19h, dimanche à 17h
  Attention : complet les 17, 18 et 19 mars !


Affiche de "Femme non-rééducable"Femme non-rééducable, mémorandum théâtral sur Anna Politkovskaïa, de Stefano Massini

Trop lointaines ou trop longues, il est des guerres qui n’intéressent personne. À Grozny, la guerre est finie, officiellement, mais derrière les mitraillettes et les chars, la Russie est toujours là. Unique journaliste russe à avoir couvert la guerre en Tchétchénie, Anna Politkovskaïa, non-rééducable, du titre que lui donne l’État major russe, n’est pas là pour juger. Les faits parlent d’eux-mêmes. En octobre 2006, Anna Politkovskaïa est retrouvée assassinée dans la cage d’escalier de son immeuble moscovite.

« Je me limite à raconter des faits. Ça peut paraître la chose la plus simple, ici, c’est la plus difficile. » Stefano Massini, extrait du texte

Distribution
Présentation
  • texte : Stefano Massini
    traduction : Pietro Pizzuti
    avec : Dominique Bourquin
    mise en scène, scénographie : Dominique de Rivaz
    réalisation scénographique : Valère Girardin
    lumières : Dominique Dardant
    musique et environnement sonore : Christian Garcia
    costumes : Nadia Cuénod
    coproduction : TPR – La Chaux-de-Fonds, Association « Mise en Scène » & théâtre pour le moment

    avec le soutien de : Loterie Romande, Canton de Neuchâtel, Ville de La Chaux-de-Fonds, Banque Cantonale Neuchâteloise, État du Valais, Fondation Michèle Berset, Fondation Jan Michalski, Fondation Emilie Gourd, Fondation Ernst Göhner, Fondation Stanley Thomas Johnson, la SSA, les Amis de L’Alliance Française de Berne, Bourgeoise de Berne.

  • En 2005, Vladislav Surkov, le très puissant secrétaire de Vladimir Poutine, signe une circulaire où il déclare que les ennemis de l’État se divisent en deux catégories : les ennemis avec lesquels on peut raisonner et ceux avec qui on ne le peut pas. Ces derniers sont dits “non-rééducables”. Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou, était de ceux-là.

     

    Journaliste aux Izvstia, puis à la Novaïa Gazeta, Anna Politkovskaïa (1958 – 2006) risque sa vie en Tchétchénie. Témoin oculaire de sanglants attentats à Grozny, elle est la première à raconter les tortures et les viols dans les montagnes tchétchènes, à dénoncer publiquement la corruption au sein de l’armée russe, elle est présente à la prise d’otages du théâtre de la Dubrovka, présente aussi à la prise d’otages de l’école de Beslan…

     

    Elle est faite prisonnière. Elle est empoisonnée. Elle observe, elle note, elle raconte. Elle dénonce sans relâche, tout en se sachant menacée, les exactions de l’armée russe en Tchéchénie et l’extrême violence des terroristes Tchéchènes. Son seul impératif ? Ne jamais commenter. Une femme intègre qui observe, rencontre les uns et les autres, rebelles ou soldats, gens de la rue, et qui rend compte. Simplement. Presque sans émotion, parce que la vérité est à ce prix. Anna Politkovskaïa est en chaire et en os dans chacun des extraits de ce texte à fragmentation, dans ces brèves séquences qui portent jusqu’au bout l’âpreté de son combat pour la défense des droits de l’Homme.

     

    « J’aurais pu courir le risque d’assembler les éclats de verre dans une forme plus contrite », écrit Stefano Massini, auteur de ce Mémorandum, « la linéarité du récit l’aurait emporté sur les angles acérés des tessons mais la traversée aurait alors été affabulatrice. Mieux vaut ne pas dégrossir le matériel. Le laisser brut. Anarchique. Il comprend des extraits d’interviews, de reportages, des lames de lumière sur le bassin tchétchène, mais aussi des révélations, des confessions, des dénonciations, des lettres. Le tout réécrit dans un style au rasoir. Objectiver. Sectionner. Enlever. Tout le reste est silence. »

     

    La comédienne suisse Dominique Bourquin portera le texte de Stefano Massini dont la juste ambition est de redonner voix à Anna Politkovskaïa tout en permettant au spectateur, invité à suivre la journaliste sur le terrain, de mesurer le courage et le sacrifice d’une authentique résistante.

     

    Selfie vidéo de Dominique de Rivaz sur Femme non-rééducable (13min30)


durée : 100 min.   âge conseillé : dès 15 ans
plein tarif : 30.- CHF, tarif réduit : 20.- CHF (gratuit pour les titulaires de la carte 20 ans 100 francs)
réservations sur www.petitheatre.ch/reservations ou au 027 321 23 41.


RTS – 12:45

RTS – La puce à l’oreille

RTS La première – Vertigo – Émission du 9 février 2016





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