08 – MON HISTOIRE VRAIE · SARA

spectacle de la cie Jeanne Föhn, écrit et mis en scène par Ludovic Chazaud
du 9 au 11 mars 2018, au Petithéâtre de Sion (vendredi à 20h30, samedi à 19h, dimanche à 17h)
la machinerie s’occupe de vos enfants le 11 mars 2018

 

Voilà.
Elle voudrait raconter.
Exactement.
Raconter comment.
Comment ça c’est passé.
Elle tient un verre.
Elle dit qu’elle veut raconter.
C’est quelque chose de difficile.
Ok.
Pardon.
Elle boit.
Parle d’autre chose.
Des enfants.
Du travail.
Le théâtre.
Voilà.
Magalie B.
Elle a brisé sa vie.
À quinze ans.
On sait que dalle.
C’est plus mon histoire.

Ce soir là Sara m’a raconté une histoire. Voilà. Je suis allé voir Sara plusieurs fois. Sara est mon amour d’enfance, mon amour des vacances. Cette histoire qu’elle m’avait raconté enfumait toute la nostalgie délicieuse que j’aimais retrouver avec elle. Je lui ai demandé de me raconter toute l’histoire en détail. Puis j’ai commencé. J’ai commencé à écrire tout ce qu’elle me racontait, tout ce qui est vrai prenait des allures de fiction, ça me faisait du bien. Tu ne vas pas mettre ça sur scène quand même ? Non. Pourquoi pas ? Je sais pas c’est tes histoires. Mais. Et voilà. Tout ce qui va suivre est réel, l’actrice qui va interpréter Sara est réelle mais n’est pas Sara, d’ailleurs les noms ont été changés. Enfin c’est mon histoire.

Distribution
Jeanne Föhn
Extrait du texte
Presse & Blog
  • texte et mise en scène : Ludovic Chazaud
    avec : Ludovic Chazaud, Mathias Glayre, Céline Nidegger
    collaboration artistique : Aline Papin
    création son et musiques : Alexis Gfeller, Cédric Simon
    création lumières : Léo Garcia, Joana Oliveira
    création costumes : Olga Kondrachina
    scénographie et construction : Serge Perret
    régies : Cédric Simon, Léo Garcia
    administration : Maria Da Silva
     
    coproduction : Grange de Dorigny – Lausanne, Petithéâtre de Sion
     
    avec le soutien de : Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Pourcent culturel Migros, Loterie Romande VD, (à suivre)

  • Jeanne Föhn est née en 2009 pour la création du spectacle L’Étang, de Robert Walser. C’est avant tout une équipe de comédiens qui se sont rencontrés à la HETSR. Ludovic Chazaud devient le directeur artistique de cette compagnie et propose, à son équipe, un projet de création tous les deux ans.
     
    Les thématiques qui se retrouvent le plus souvent sont celles de l’enfance, du retour sur le passé, de la quête de l’histoire et du jeu. Ses spectacles affirment une esthétique entre mélancolie et folie. Jeanne Föhn s’accroche toujours ardemment à une fable afin de conduire le spectateur dans les méandres de la certitude que tout est écrit. Cependant sur le plateau tout est remis en question par le réel et l’instant, avec des acteurs conscients de leur condition d’acteur, qui ne font pas semblant d’être autre chose. De l’ironie sur tout, de la complexité à élucider. Des images belles et fortes parlant d’elles-mêmes. Proposant au spectateur une enquête ludique sur les histoires racontées et sur les êtres en présence qui la racontent.
     
    Après L’Étang, Jeanne Föhn crée Une Histoire ou Christian Crain coécrit avec Antoinette Rychner dans le cadre des Journées CDD du Théâtre du Loup puis au TLH de Sierre. En 2012 Ludovic Chazaud bénéficie de La bourse de compagnonnage théâtrale Vaud Lausanne, ce qui permet au metteur en scène d’affuter son regard et d’affirmer l’esthétique qu’il propose à Jeanne Föhn. Dans la foulée Jeanne Föhn crée au TPR, la Chaux de fonds, Couvre-feux qui sera présenté aux Journées du Théâtre Suisse Contemporain 2015. Depuis Janvier 2015 Jeanne Föhn est au bénéfice d’une convention de subvention de durée déterminée de l’État de Vaud et cela pour trois années. Imaginer les lézards heureux sera la première création de cette convention. D’après Stig Dagerman nous avons créé une fable insulaire où la folie des possibles côtoient les paradis perdus.
     
    Site internet de la compagnie : www.jeannefohn.com

  • Magalie avait toujours été là.
    Dans l’enceinte du bâtiment scolaire qu’elle fréquentait, elle a toujours eu cette Magalie.
    Elle le sait, parce que sa maman lui à raconter le bac a sable en forme de tortue de la primaire où elle jouait avec Magalie.
    Cette image, plus tard, elle l’a reconstruite, elle ne l’avait pas gardée en elle.
    Elle dira qu’elle se souvient plutôt de l’entré en sixième.
     
    Elle raconte.
    On était rangé par ordre alphabétique.
    Magalie était assise à côté de Cyrile. M. Cance avait expliqué que c’était une façon démagogique de créer de nouvelles amitiés.
    Débile.
    On se connaissait déjà tous.
    L’ambiance était bonne, M. Cance essayait de ce faire aimé lui plus que de nous faire aimé les maths.
    « Démagogique » on ne savait pas ce que ça voulait dire.
    Vraiment un prof bizarre.
    Mais avec moi, ça à toujours été correcte. Mais d’autre année il y avait eu des histoires…
     
    On reste sur Magalie un moment tu veux ?
     
    Elle attrape un magazine qui traine, le déplace :
    Il faisait chaud, le début d’après midi. Lourd.
    Magalie à pris cette idée stupide d’enlevée son pull tricoté, un pull orange avec des formes géométrique cousu dessus.
    En dessous elle avait un débardeur blanc, des fleurs brodées.
    Pas si moche, un truc nouveau.
    Je me dis qu’en réalité elle voulait exhibée sont nouveau débardeur, surtout elle avait une sacrée poitrine pour son âge.
    Frimée un coup. Ouai.
    Mais ce qui a sauté aux yeux des garçons, les poils qu’elle avait sous les bras.
    Tous le monde à commencer à se foutre d’elle.
    Des rires en cachette, se pousser du coude, des conneries de gamins.
    Elle se rend compte de rien et continue de levée la main pour répondre au père Cance.
    Idiote.
     
    Elle ne s’est plus si l’histoire de poils à continuer après le cours.
    Elle n’avoue pas tout de suite qu’elle ne se rasait pas sous les bras à cette époque et que le soir de ce jour elle à demander à sa mère un rasoir.
    A ce moment elle tourne les pages d’un magazine de mode féminine.

  • Les blogueurs du Petithéâtre en parlent …

     
    La presse en parle …
    24 heures Les histoires fondatrices comme sources de fiction


du vendredi 9 au dimanche 11 mars 2018
durée : 90 min. âge recommandé : dès 14 ans
plein tarif : CHF 30.- / tarif réduit : CHF 20.-
20 ans 100 francs et pass bienvenue : gratuit






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