Manque08 MANQUE (CRAVE) 

création de Geneviève Guhl, l’ascenseur à poissons | cie
de Sarah Kane

du 9 au 12 mars 2017 au Petithéâtre de Sion
jeudi à 19h, vendredi à 20h30, samedi à 19h, dimanche à 17h
toutes les représentations sont complètes !

Quatre voix dont l’identité n’est pas clairement définie se déversent dans un torrent de désirs, de souvenirs, d’urgence de dire. S’adressant tantôt entre elles, au spectateur, à un monde ruiné, cette écriture musicale, poétique et parfois très drôle, se joue dans un souffle choral.

Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade.
Jiddu Krishnamurti, philosophe d’origine indienne (1895-1986)

Le dimanche 12 mars à 12h, un brunch/rencontre/discussion autour de la thématique du manque est organisé avec Isabelle Pousseur, metteure en scène belge et Philippe Beytrison, psychothérapeute, spécialiste des addictions. Cette discussion, modérée par Magali Fouchault, s’étendra au public présent. Elle sera filmée par Carole Messmer.

Distribution
l'ascenseur à poissons | cie
Sarah Kane
Tournée
Atelier pro
Blog
Presse
  • texte : Sarah Kane

    traduction : Évelyne Pieiller (L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté)
    mise en scène : Geneviève Guhl
    avec : Camille Bouzaglo, Monica Budde, Nathalie Cuenet, Ilil Land-Boss
    collaboration artistique : Magali Fouchault
    scénographie : Natacha Jaquerod
    musicienne : Marie Schwab
    lumières : Dorothée Lebrun
    costumes : Anna Van Brée
    administration : Beatrice Cazorla
    diffusion, presse : Anne Perrin et Véronique Gonzales

     

    production : l’ascenseur à poissons | cie
    coproduction : Petithéâtre de Sion

     

    avec le soutien : État du Valais, Loterie Romande

  • Geneviève Guhl

    Geneviève Guhl

    L’ascenseur à poissons | cie a été créé en l’an 2000. Il vient compléter les activités du Théâtre Dedal qui existe depuis 1989. Geneviève Guhl en assure les directions artistiques. Ces compagnies ont été créés dans le but de mener, au moyen de créations de spectacles, une recherche artistique que deux questions rassemblent :

     

    Qu’est-ce qui est spécifique au théâtre ? Les outils : L’acteur, le texte ou autres matériaux d’inspiration, le temps, le temps présent-passé-futur, l’espace, l’autre, l’actualité. Les outils de l’acteur : sa mémoire, sa vie, son corps, sa voix, son regard, l’espace, sa présence, la présence des autres, l’espace commun, le temps, l’autre les partenaires, l’autre le public. Le texte. A chaque spectacle, une démarche et un langage qui lui est spécifique, mais qui se poursuit dans une continuité. Comment être vivant ? Et, l’être à chaque représentation ? Et qu’est-ce que c’est qu’être vivant ? Comment l’acteur peut-il, spécifiquement, se préparer à la représentation ?

     

    Aujourd’hui quelles sont les raisons d’être du théâtre ? Ou, avons-nous encore quelque chose à nous dire ? Le cinéma peut se targuer de ses innombrables possibilités d’effets. Mais, encore une fois, qu’est-ce que le théâtre, et plus généralement les arts scéniques, ont d’uniques à apporter à ce monde de communication ? Du sang frais ! Le théâtre agit dans le présent et dans l’espace commun, c’est précisément de là qu’un langage spécifique naît. A chaque spectacle le renouvellement d’une même question : Qui/que sommes-nous ? Vous et Nous ? Qu’avons-nous à dire ? Nous sommes venu pour vous dire quelque chose, mais quoi ? Comment vous le dire ? Vous êtes venu pour entendre quelque chose mais quoi ? Cela se saura ? Le travail de cette compagnie cherche à occuper la scène avec des questions politiques, sociales, voir économiques, en empoignant et passant d’abord par l’interrogation de l’humanité dans l’Homme et les choses : l’art, l’être, ses rapports aux choses, aux autres, à lui-même, ses « comment », ses « pourquoi », ses différences, ses similitudes. L’homme l’animal. En deux mots, L’ascenseur à poissons|cie est un théâtre existentiel. Et sa démarche, son désir, son plaisir, est de juxtaposer à ce regard sur l’existence humaine, un regard sur son art.

     

    Un ascenseur à poissons est l’autre nom donné aux écluses. Car elles servent aussi aux poissons qui remontent le courant des rivières pour aller pondre dans les eaux claires des sources. La création comme un mouvement à contre-courant. Le contre-courant comme un geste une direction, un instinct comme une soif. La création remonte le fil de quelque chose, d’une mémoire, d’une vision visionnaire dans le but d’atteindre à des clartés poétiques.

     

    Site internet de l’ascenceur à poissons | cie : www.ascenseurapoissons.ch

  • Sarah KaneSarah Kane, née le 3 février 1971 à Brentwood (Essex) et décédée le 20 février 1999, est une dramaturge britannique.

     

    Elle étudie le théâtre à l’Université de Bristol, dont elle sort brillamment diplômée, puis à l’Université de Birmingham, sous la direction du dramaturge anglais David Edgar.

     

    Ses pièces suscitent un scandale au Royal Court Theatre, et notamment la première, Blasted (Anéantis), montée en janvier 1995, qui évoque de façon crue et surprenante la violence du monde actuel à travers une histoire entre un journaliste grisonnant et une jeune fille naïve dont il abuse. Ce qui choque alors peut-être le plus, c’est le rapprochement entre la violence morale et proche de la scène d’hôtel, et la violence lointaine de la guerre de Bosnie qui fait irruption dans la pièce (même si elle n’est pas explicitement mentionnée) en la personne d’un jeune soldat désabusé, suivi de peu par une bombe qui transforme instantanément le décor, une chambre d’hôtel de Leeds, en un champ de bataille dévasté.

     

    Les critiques, entraînés par le redoutable Jack Tinker du Daily Mail accablèrent la pièce et son auteur (« l’œuvre d’une ado suicidaire et frustrée »), malgré le soutien de nombreux artistes renommés dont notamment Edward Bond et Harold Pinter. Elle a également écrit Phaedra’s Love (L’amour de Phèdre), monté en 1996 et librement adapté du Phèdre de Sénèque, puis Cleansed (Purifiés) et Crave (Manque) en 1998.

     

    Le 20 février 1999, Sarah Kane se pend avec ses lacets dans les toilettes de l’hôpital King’s College de Londres, un an avant la publication de 4.48 Psychosis (4.48 Psychose), dont elle a achevé la rédaction quelques semaines auparavant. Elle vient d’avoir 28 ans.

     

    Depuis quelques années, les critiques reconnaissent quasi-unanimement leur dramatique erreur d’appréciation initiale de l’œuvre, désormais complète, de Sarah Kane, et ses pièces connaissent un nouvel engouement.

     

    Si sa mort précoce l’a fait accéder à un statut presque iconique — on a comparé son destin à celui de Sylvia Plath —, au point de pousser l’universitaire Aleks Sierz à enjoindre son lectorat et public à se méfier du mythe de « Sainte-Sarah », on commence tout juste, plus de dix ans après sa mort, à prendre conscience de la richesse et de l’unicité de son écriture théâtrale.

     


    Extrait de l’article Wikipedia sur Sarah Kane : wikipedia.org/wiki/Sarah_Kane

  • du 9 au 12 mars 2017 : Petithéâtre de Sionwww.petitheatre.ch
    du 19 et 20 mai 2017 : Théâtre de la Belle Usine, Fully – www.belleusine.ch
    du 25 au 28 mai 2017 : Malévoz Quartier Culturel, Monthey – www.malevozquartierculturel.ch

  • Isabelle PousseurAtelier professionnel pour acteurs et metteurs en scène
    Du 13 au 1er avril 2017, l’ascenceur à poissons | cie organise un atelier professionnel de deux semaines pour acteurs et metteurs en scène professionnels avec Isabelle Pousseur, metteur en scène belge. Cette dernière a notamment monté 4.48 psychose de Sarah Kane et obtenu les Prix de la critique 2007/2008 comme meilleur spectacle, meilleure interprétation (Véronique Dumont, Catherine Salée) et meilleure scénographie (Michel Boermans). Elle a enseigné régulièrement ces dernières années à l’École de la Manufacture à Lausanne. Elle a également joué plusieurs de ses spectacles en Suisse à la Comédie de Genève et au Théâtre St-Gervais de Genève.

    Informations et inscriptions : www.petitheatre.ch/atelier-isabelle-pousseur

  • Des spectateurs·trices du Petithéâtre vous en parlent !
    Elles·ils sont venu·e·s, ont vu et ont blogué :

  • Article dans le Nouvelliste du 09.03.2017, par Jean-François Albelda


du 9 au 12 mars 2017
durée : 75 min   âge conseillé : dès 16 ans
plein tarif : 30.- CHF, tarif réduit : 20.- CHF (20 ans 100 francs et pass bienvenue : gratuit)
réservations sur www.petitheatre.ch/reservations ou au 027 321 23 41.





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