07 – QUITTER LA TERRE

spectacle de la compagnie SNAUT, écrit et mis en scène par Joël Maillard
du 23 au 25 février 2018, au Petithéâtre de Sion (vendredi à 20h30, samedi à 19h, dimanche à 17h)
la machinerie s’occupe de vos enfants le 25 février 2018

 

Il y a quelque temps, j’ai découvert dans une cave un carton rempli d’un chaos de documents divers qui constituent, si j’ai bien compris, les fondements d’une proposition ambivalente de “nouveau départ”, prévoyant l’extinction de la majeure partie de l’humanité devenue stérile, et la survie dans le cosmos de quelques poignées d’individus qui tiendraient des journaux intimes en écoutant de la musique qui calme.

Malgré les (ou peut-être à cause des) nombreuses incohérences et invraisemblances qu’ils contiennent (sans parler de l’absence de hiérarchie qui caractérise leur organisation) ces documents seront la matière première de Quitter la Terre, qui se situe quelque part entre un Pecha Kucha qui s’éterniserait, la visite d’un atelier protégé et un congrès de futurologie dilettante.

Distribution
Joël Maillard
Extrait du texte
Presse & Blog
  • texte et mise en scène : Joël Maillard
    conception et Jeu : Joëlle Fontannaz, Joël Maillard
    avis sur tout : Tiphanie Bovay-Klameth
    cosmos : Christian Bovey , Jérémie Conne, Daniel Cousido,
    Dominique Dardant, Michaël Egger , Louis Jucker , Skander Mensi ,
    conseils costumes : Tania d’Ambrogio
    photographies : Alexandre Morel, Jeanne Quattropani
    production : Jeanne Quattropani
    diffusion : Infilignes – Delphine Prouteau
     
    coproduction : Cie SNAUT, Arsenic – Lausanne, FATP
     
    avec le soutien de : Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie Romande, Corodis, Pour-cent culturel Migros, Pro Helvetia, Ernst Göhner Stiftung, Fondation Suisse des Artistes Interprètes, Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois (FEEIG).
     
    remerciements : Tamara Bacci, Lucien Bridel, Filippo Filliger, Maude Lançon, Lucille et Sandra Romanelli, Victor Lenoble, Antoinette Rychner, Valerio Scamuffa, Dorothée Thébert Filliger

  • À propos de Joël Maillard
     
    Joël Maillard est né en 1978, il vit toujours. Il est (par ordre d’importance dans l’acquisition de ses revenus) acteur, metteur en scène et auteur. Diplômé de la section d’art dramatique du Conservatoire de Lausanne en 2004, il a joué dans une vingtaine de spectacles jusqu’à ce jour. Dans un passé récent, il a collaboré avec Guillaume Béguin et Denis Maillefer. Dans un futur relativement proche, il participera à la prochaine création de Jean-François Peyret, La fabrique des monstres, et il collaborera aussi avec l’IRMAR (Institut des recherches menant à rien). Il commence à écrire le 7 juillet 2005, en regardant sur Euronews la couverture, en live continu, des attentats dans le métro de Londres. A ce jour, 9 de ses pièces ont été portées à la scène.
     
    À propos de la compagnie SNAUT

    La compagnie, active dès 2012, s’appelle SNAUT en souvenir d’un personnage de roman.
    Placer le spectateur dans la pièce plutôt que face à la pièce a été le crédo des trois premières créations de SNAUT, Rien voir, Ne plus rien dire, Pas grand-chose plutôt que rien. Cette obsession est en train de passer. Les trois premières pièces composent le début du Cycle de Rien. Quitter la Terre est hors-cycle, mais le cycle n’est sans doute pas clos. La disparition (de l’individu, de l’humanité, de l’envie d’appartenir à l’humanité) est très présente dans les travaux de SNAUT, mais peut-être que ça va changer.
     
    « Par ailleurs, je pense croire au pouvoir libérateur du rire (…) En outre, j’essaie de me rendre intéressant en abordant naïvement des domaines que je maîtrise peu, voire pas du tout (le montage sonore, la photographie, la vidéo, la peinture à l’huile, la participation du public, et ici la science-fiction). J’aime me dire que je professionnalise mon dilettantisme. » Joël Maillard
     
    Site internet de la compagnie : www.snaut.ch

  • Je sens que je ne pourrai jamais regarder un touriste perdu chercher son chemin sur une carte, ou un enfant pleurnicher parce qu’on lui refuse une glace, ou une femme lire des conseils minceur dans un magazine conçu pour les femmes par des femmes (avec un modèle marketing inventé par des hommes quand même), sans ressentir une sorte d’affection douloureuse, affligée, ridicule. L’empathie m’oppresse.
     
    Manger cru, on commence à s’y faire.
    Par contre l’absence de sel, non, on ne s’y fait toujours pas.
    Tout comme l’absence de chaise
    d’horizon
    de miroir
    de café

     
    Au cours des 15 derniers mois, absolument personne n’est né.
    On ne sait pas pourquoi c’est arrivé.
    On sait juste que ça ne marche plus.
    C’est comme si nos fonctions reproductrices étaient désactivées.
     
    Mais il y en a qui ont commencé à le réécrire, le dictionnaire, de mémoire !
    ”L’Encyclopédie de Tout ce dont on Croit se Souvenir”.
    Ha c’est sûr qu’il y a de quoi s’occuper pour un petit moment…
     
    Malgré la découverte de cet accès facilité à la mort, tout le monde ne passe pas à l’acte.
    Il n’y a pas de suicide collectif par contagion.
    Peut-être grâce à la musique, allez savoir…
     
    La communauté scientifique s’accorde pour reconnaître qu’une procréation entièrement externalisée, ils vont pas y arriver. En clair, on est foutu. Pour l’instant je peux encore mettre en ligne ces messages, mais le débit est moins bon qu’auparavant. Il y a de moins en moins de personnel qui travaille à la maintenance des serveurs. Et c’est comme ça pour tout. Beaucoup abandonnent toute idée de productivité et se laissent complètement aller. La productivité était liée à l’avenir. Et là, l’avenir…
    Mais il y en a aussi qui lâchent rien, et essaient envers et contre tout de maintenir la croissance quand bien même la population décroît à vue d’oeil, et pour qui rester compétitifs jusqu’à la fin est une question de dignité.
     
    Pendant ce temps, sur Terre :
    Le confort se fait rare.
    La vie devient de plus en plus fruste.
    L’humanité du bas ressemble de plus en plus à celle du haut.
    Ceux qui ont fait des réserves d’alcool sont bien contents, surtout si en plus ils ont pensé à stocker des aspirines.
    Les Terriens les plus jeunes ont maintenant 60 ans.

  • Les blogueurs du Petithéâtre en parlent …

     
    La presse en parle …
    Le CourrierJoël Maillard – Quitter la Terre
    Un Fauteuil pour l’OrchestreQuitter la Terre. Quelle belle idée…


du vendredi 23 au dimanche 25 janvier 2018
durée : 95 min. âge recommandé : dès 14 ans
plein tarif : CHF 30.- / tarif réduit : CHF 20.-
20 ans 100 francs et pass bienvenue : gratuit






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