04 – LA PENSÉE

spectacle de la compagnie Forage
de et avec Olivier Werner
du vendredi 9 au dimanche 11 novembre 2018 au Petithéâtre de Sion
la machinerie peut s’occuper de vos enfants le dimanche 11 novembre, dès 16h30

RÉSERVATIONS


La pensée est un seul en scène conçu à partir de la nouvelle du même nom, écrite en 1902 par Leonid Andreïev.

Le Docteur Igniatievitch Kerjentsev est un homme enfermé dans un hôpital psychiatrique pour avoir tué son meilleur ami et en attente de son jugement. Depuis sa chambre/cellule, Kerjentsev écrit huit feuillets qu’il adresse aux experts médicaux chargés de statuer sur son sort. En sa qualité de médecin, il décrit très méthodiquement à ces “experts” qui prétendent pouvoir évaluer son état mental, les circonstances du meurtre qu’il a commis. De leur rapport dépendra l’avenir de Kerjentsev: l’asile ou la prison à vie.

Distribution
La compagnie
Leonid Andreïev
  • conception, adaptation, interprétation : Olivier Werner
    direction d’acteur : Urszula Mikos
    aide à la traduction : Galina Michkovitch
    scénographie : Jan Crouzet, Olivier Werner
    régie : Mathieu Battu
     
    production : compagnie Forage

  • FORAGE

    « FORAGE est une structure de production, de création, et de diffusion de spectacles vivants basée en France. La pensée est ma quatorzième mise en scène. “L’anneau – Cie. Olivier Werner”, ma première compagnie, a vu le jour en 1994. Quand Christophe Perton m’a proposé de rejoindre la Comédie de Valence comme acteur et metteur en scène associé du CDN, j’ai mis en veille cette compagnie pour me consacrer entièrement aux commandes de mise en scène du CDN de Valence, puis du CDR de Vire. FORAGE est une nouvelle structure qui s’appuie sur l’ensemble de mon parcours de metteur en scène et d’acteur. Les spectacles de FORAGE sont toujours le fruit d’une confrontation de plusieurs écritures de scène. Si la direction d’acteur est un élément essentiel de mon travail de metteur en scène, l’émergence de nouveaux médias constitue – pour l’incarnation des acteurs comme pour ma propre recherche – un champ d’exploration dialectique important. La pensée est le deuxième spectacle de FORAGE ; deuxième volet de la Trilogie de l’enfermement. »
    Olivier Werner, directeur artistique
     
    forage-cie.fr

  • La pensée est inspiré de la nouvelle du même nom, écrite en 1902 par Leonid Andreïev.
     

    Leonid Andreïev (1871-1919)

    Auteur russe dont l’œuvre est l’une des plus importantes du siècle passé, une des consciences prémonitoires du siècle dernier. Militant anti-tsariste puis militant anti-bolchévique, il est aussi un photographe particulièrement visionnaire.
    Il est né en 1871 à Orel, au sud de Moscou. Très tôt il perd son père. Pour venir en aide à sa famille, il endosse la toge d’avocat. Il raconta dans une nouvelle de jeunesse comment son rêve d’être le chevalier de l’ordre, le défenseur des opprimés a fait naufrage avec sa première plaidoirie : l’idéaliste qu’il est doit traiter une affaire terre à terre, est trompé par son client et reçoit un pourboire pour avoir prouvé l’innocence de riches fraudeurs. Déçu, il se tourne vers la chronique judiciaire et découvre sa vocation littéraire. Il avait lu Schopenhauer à dix-sept ans, Nietzsche pendant ses années d’études. Parmi les livres qu’il chérissait, les œuvres d’Edgar Allan Poe, qui, comme lui, était un « être erratique » dont Baudelaire vantait l’indéfinissable cachet de mélancolie.
    L’humeur noire avait rendu Andreïev timide, ombrageux, prisonnier de l’alcool et des obsessions suicidaires. Ses premières nouvelles, parues en 1901, traduisent cette hantise de la mort. Mais la noirceur de son univers exprime si bien les angoisses de la fin du siècle et du nouveau millénaire que la Russie se reconnaît dans ces cantiques du néant.
    Le succès ne le lâche pas jusqu’en 1909, puis c’est le déclin et l’oubli après sa mort, en 1919, malgré l’attention que lui prête Hollywood à travers Victor Sjöström qui adapte une de ses pièces, Celui qui est giflé, dans un film intitulé Larmes de clown. Lon Chaney y jouait le rôle d’un savant volé, bafoué, trahi, devenu saltimbanque par un ultime désir d’avilissement.

RÉSERVATIONS  du vendredi 9 au dimanche 11 novembre 2018
  vendredi à 20h30 · samedi à 19h · dimanche à 17h
  durée : 90 min.   âge recommandé : dès 12 ans
  plein tarif : CHF 30.- / tarif réduit : CHF 20.-
  entrée libre : 20 ans 100 francs et pass bienvenue




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