01 – SANS EFFORT

nouvelle création de la cie SNAUT
les 20, 21 et 22 septembre 2019 au Petithéâtre de Sion
la machinerie peut s’occuper de vos enfants le dimanche 22 septembre, dès 16h30

RÉSERVATIONS


Je n’ai pas le droit de rédiger de texte d’accroche…
(Joël Maillard)
Sans effort
Distribution
En savoir plus sur le projet
Joël Maillard
Cie SNAUT
  • avec : Joël Maillard et Marie Ripoll
    mise en scène : Joël Maillard
    non-écriture et fabrication : Tiphanie Bovay-Klameth, Joël Maillard et Marie Ripoll
    transmission musicale : Louis Jucker
    absence : René R.
    lumières : Nidea Henriques
    accompagnement et diffusion : Delphine Prouteau – Infilignes
    production et administration : Tutu production
    remerciements : Lucien Bridel, Romain Daroles

    production : cie SNAUT
    coproduction : far° festival des arts vivants Nyon, Arsenic – Centre d’art scénique contemporain, Lausanne

    avec le soutien de : Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie Romande, SIS (Fondation Suisse des Artistes Interprètes)

  • À propos de Sans effort

    Sans effort est une nouvelle création de Joël Maillard pour laquelle il s’interdit d’écrire quoi que ce soit. À la base du projet intervient la question : comment des gens sans livres ni ordinateurs pourraient survivre culturellement ? Ou que reste-t-il dans le cerveau en l’absence de tout recours à des supports de stockage externe? En collaboration avec Marie Ripoll sur scène, Louis Jucker pour la musique et Tiphanie Bovay-Klameth comme cerveau externe, Joël Maillard explore la mémoire humaine et la transmission orale comme unique support de création. Le processus d’échange entre ces quatre mémoires internes devient ainsi le personnage principal de cette pièce. Dans la continuité de ses premiers travaux centrés sur l’absence, et de la réflexion entamée dans Quitter la Terre (2017) et Imposture posthume (2019), l’artiste approfondit le travail sur les traces et la disparition de traces humaines.
    (texte : Ed Wige / far° Nyon)

    Dès lors, comment présenter ce projet ? « La manière la plus pertinente est de vous donner à lire son “document fondateur”, constitué de 6 non-lettres » nous rapporte Joël Maillard. Voilà donc un exemple de ces lettres :

    Non-lettre 1
    Cher Joël,
    J’aimerais te mettre en action et stimuler ton cerveau avec un projet qui s’appelle Rien écrire, c’est un titre de travail.
    Il s’agit d’un projet dont l’interdiction d’écrire est le fondement. C’est mal parti, tu me diras…
    Et tu ne croirais pas si bien dire. J’aurais bien voulu en effet que “rien écrire” soit une contrainte totale (je t’entends, d’ici, penser “totalitaire” quand j’écris totale), qui se serait appliquée aussi aux dossiers de présentation, notes d’intentions, et emails en tous genres. Mais il faut se rendre à l’évidence : ces exercices rédactionnels sont nécessaires à la naissance du projet !
    J’avais bien pensé confier l’écriture des notes d’intentions à un tiers, mais bon, j’ai été freiné par les nombreux emmerdements potentiels que cela pourrait générer, et puis, tu es bien placé pour savoir que la délégation n’est pas exactement mon fort.
    Aussi, si tu en es d’accord, je souhaiterais t’exposer ce projet, Rien écrire, qui est un projet pour lequel les artistes ont l’interdiction d’écrire quoi que ce soit, hormis des notes d’intentions, à la lecture desquelles on n’aurait aucune information véritablement tangible quant à ce qui se passera, à la fin, sur la scène du théâtre.
    Et ce pour une raison évidente : j’ai l’interdiction de coucher des idées créatrices par écrit (mais par contre j’aurais le droit d’en parler au cas où j’obtenais un rendez-vous).
    C’est que, vois-tu, je songe depuis plusieurs années à ce projet, mais comme l’absence de prise de notes en est constitutive, j’ai à ce jour presque tout oublié du contenu de mes rêveries.
    Tu l’as compris, c’est un projet basé sur la mémoire humaine comme unique support de travail et de création.
    A ce stade, cher Joël, est-ce que tu souhaiterais en savoir plus ? J’attends de tes nouvelles.
    Joël
    PS : Je présume que tu auras compris que ce projet de spectacle n’a, par nature, absolument rien d’épistolaire, et que ce stratagème n’est qu’une fausse piste destinée à attiser la curiosité des personnes qui, dans le milieu, ont le pouvoir et/ou l’argent, et qui n’en sont pas moins des êtres sensibles comme toi et moi.

  • À propos de Joël Maillard

    Joël Maillard est né en 1978, il vit toujours. Il est (par ordre d’importance dans l’acquisition de ses revenus) acteur, metteur en scène et auteur. Dans un passé relativement récent, il a collaboré avec Jean-François Peyret, Guillaume Béguin ou Denis Maillefer.
    A ce jour, un dizaine de ses textes ont été mis en scène, par lui et par d’autres. En 2010, il crée la compagnie SNAUT, et entame le Cycle des rien, ce qui va l’amener à rencontrer et collaborer avec l’IRMAR (Institut des recherches menant à rien).

    Dans son travail de mise en scène, il a d’abord été obsédé par l’idée de placer le spectateur dans la pièce plutôt que face à la pièce, et puis ça lui a passé d’un coup.

    Dans ses textes, il cherche à mettre en jeu des subjectivités (la sienne, celles de ses personnages, qui parfois se confondent) et sa perception de l’Histoire présente, où, pense-t-il, notre quête inassouvissable de maîtrise technique (volonté de puissance) va rapidement devoir cohabiter avec notre volonté de durer.

    Oui, la disparition (de l’individu, de l’humanité, de l’envie d’appartenir à l’humanité) est très présente dans son cerveau, mais qui sait, peut-être que ça aussi, ça va passer.
    Son écriture est, en quelque sorte, une écriture de bistrot. Pas parce qu’il écrit bourré (du moins pas toujours) mais parce qu’il est toujours dépassé par les sujets traités, n’étant spécialiste de rien.

    Il aime se dire qu’il professionnalise son dilettantisme.
    Par ailleurs, il dit croire au pouvoir libérateur du rire (laissons-lui cette illusion).

    Voilà, en gros.

  • À propos de la compagnie SNAUT

    SNAUT n’est pas un acronyme.

    La compagnie, créée en 2010 et active dès 2012, s’appelle SNAUT en souvenir d’un personnage de roman, Solaris, de Stanislas Lem. Le cybernéticien Snaut fait face, comme il peut, à l’inconcevable.

    Les 3 premières pièces de SNAUT composent le début du Cycle des rien. Le principe fondamental du cycle, c’est qu’il y a à chaque fois une absence, un élément manquant. Absence d’images dans Rien voir, absence de parole chez le personnage de Ne plus rien dire, absence de grandes conséquences de la pièce elle-même dans Pas grand-chose plutôt que rien.
    Dans une société de profusion, le caractère limité et limitant de ces rien est comme un refuge.

    Le Cycle des rien est en pause, mais il reprendra.
    Quitter la Terre et Imposture posthume penchent du côté de l’anticipation, et ouvrent, peut-être, un autre cycle…

    Site internet de la compagnie : www.snaut.ch

RÉSERVATIONS du vendredi 20 au dimanche 22 septembre 2019
vendredi à 20h30 · samedi à 19h · dimanche à 17h
durée : 60 min. âge recommandé : dès 16 ans
plein tarif : CHF 30.- / tarif réduit : CHF 20.-
entrée libre : 20 ans 100 francs et pass bienvenue




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