Ouaf grr kaï kaï

Date : 28 octobre 2018
Chronique de notre spectatrice Magali Charlet à propos du spectacle Paysage intérieur brut (saison 2018-2019).

Elle dit que ce paysage décharne. Là, ou là, ou là, ce serait égal. Il y a un domaine, au milieu de ce là qui est égal. On croise le chien de la maison. Il y a de la fierté dans cette bête.

Elle, a les yeux exorbités, l’être groggy.
Elle aboie, aide au parcage, parle la langue du mari, des enfants, de la mère, elle parle la langue du patron. Les personnages défilent, de la philosophie traverserait le champ, un peu de misère morale encaissée, et du Lexomil.

Ah, le cul du patron transformerait les objets obsolètes en leur équivalent dernier cri.
Cela n’est pas acceptable, d’ailleurs, dans ces conditions : elle entre par l’anus du bourreau (un charolais tout juste vêlé ? À ce stade, je ne suis plus sûre), elle traverse des viscères et trouve la délivrance. Peut-être qu’elle s’affranchit, délire ou pas.

On peut passer à table. Elle voudrait changer de décor mais ça cogne à la peau. La peau, ça la connaît, elle l’enlève, très facilement, quand c’est cuit. Le paysage, lui, ne bouge pas.

Paysage Intérieur Brut (photo : Dorothée Thébert Filliger)

par Magali Charlet

Magali a de nombreuses cordes à son arc ! Elle a notamment été active pendant plus d'une année au sein de l'équipe du Petithéâtre et elle est, depuis, restée une habituée du lieu et une blogueuse régulière.


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