Chronique de notre spectatrice Magali Charlet à propos du spectacle Luna Park (saison 2018-2019).

Dans ma tête, des auto tamponneuses, des trains fantômes et un stand de barbes à papa. Tout au même endroit, sur une place pas large. Ça s’emmêle les câbles et la ferraille. Ça s’emmène chez le mécano. Et puis chez celui qui répare les véhicules de la vie. Et ça pourrait bien finir chez le sorcier du coin, tous chakrazimut.

Tu livres ton fratras en pâture aux diagnosticiens. Par curiosité ?
Tu cherches en toi l’unique sinon l’unité ? L’harmonie sinon le tout ? La règle sinon l’exception ? Tu cherches sachant que tu ne trouves pas, ne trouveras rien ? Tu aurais bien mis un peu de sens à la vie, à ta présence ici. Mais le sens…

Pour qui on s’était pris ? Petits singes applaudissant les nuées vides. Oiseaux qui nagent en cercle. Pour qui se prendre et pourquoi ? Or toi, l’ami, tu espères un peu encore, non ? L’amour, tu y vois, peut-être même que tu y crois puisque tu t’y loves à nouveau.

Le masque, le silence, les cris froids, les cris rauques, le cœur à l’ouvrage (ou pas), les mots des autres, déglutir, rompre avec les codes, traverser le vide, partir, ne pas toujours faire face. Réfléchir, regarder. Je me sens violentée que tu nous plantes là. Ta quête de toi pourtant, sauvage.

Luna Park (photo : Céline Ribordy)

par Magali Charlet

Magali a de nombreuses cordes à son arc ! Elle a notamment été active pendant plus d'une année au sein de l'équipe du Petithéâtre et elle est, depuis, restée une habituée du lieu et une blogueuse régulière.


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