Chronique à propos du spectacle : 01 – Cette nuit encore jouer les pierres (saison 2017-2018).

Qu’est-ce qui légitime qu’on reste ou qu’on parte ?

Il est beau ce phrasé qui met du faux dans l’authentique. Qui met de l’artifice dans l’artifice.
Cette poésie, les ruptures dans les lignes, l’inattendu, je divague. Le jeu, la vidéo, la poésie, les personnages, le jeu, la poésie, l’image, le texte, la poésie, la poésie, ah, la nature. Kaléidoscope et calligrammes. Dire et dire encore et répéter par couches. Et je ne saisis pas comment ça s’articule. Y a-t-il vraiment un lien ici entre le couple qui se délite, et la nature qui disparait ? Des moments très forts, et des moments peu incarnés, des moments creux. Je n’ai pas vraiment pu croire, entrer. Impression de morcellement. C’était fait exprès ces clichés, ces lieux communs ? C’est parce que ça parle de nous tous, d’une communauté de l’errance ? Mettre côte à côte n’est pas mettre ensemble ni faire dialoguer. Et je finis par ne plus rien entendre. Le sommet de la montagne s’enfonce dans un ciel noir, où cela s’arrête-t-il ? Mince, ça redescend de l’autre côté. Qu’est-ce qui légitime que l’on reste ou que l’on parte ? Et cette poésie qui finit par envahir l’espace. Pourquoi tant de poésie ? On a sans doute trop parlé. On ne savait pas. On n’aurait pas su dire. Partir, on sait ?

photo : Félicie Milhit

par Magali Charlet

Magali a de nombreuses cordes à son arc ! Elle a notamment été active pendant plus d’une année au sein de l’équipe du Petithéâtre et elle est, depuis, restée une habituée du lieu et une blogueuse régulière.


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