Des orages

Date : 19 septembre 2017
Chronique à propos du spectacle : 01 – Cette nuit encore jouer les pierres (saison 2017-2018).

Cette nuit encore jouer les pierres (photo : Félicie Milhit)

Des orages,
Tes pieds si fins,
Tes cheveux comme un champ de blé dans la tempête.
Larmes aux yeux,
Armes aux cieux.
Si vide sans amour,
La mort dans l’âme.
Pouvoir haïr c’est pouvoir aimer.
Larmes aux yeux encore,
Une boule dans la gorge,
Boule dans le ventre,
Regarder l’amour flamber et s’éteindre.
L’abandon incertain, lointain
Dont on ne guérit jamais tout à fait,
Qu’en surface peut-être,
Il n’y a que soi-même pour ne pas s’abandonner.
Douleur, malaise,
Coup de poignard, se fuir.
Larmes de pierre,
Tombent lourdes, lourdes,
Souffrance immobile
Qui transperce le ventre.
Avancer dans la tempête,
Deux voix se mêlent,
Fortes.
Menaces, accusations et un cri
D’amour mortel.
Il faut continuer à vivre
Le cœur vide.
Les promesses aussi sont vides,
Mais elles vous prennent au piège
Avant de s’envoler.

par Cristina Buemi

Chercheuse passionnée de pépites littéraires et musicales, Cristina fréquente régulièrement le Petithéâtre. Danseuse à ses heures perdues, elle a toujours un stylo dans son sac pour écrire un mot, un hémistiche ou quelques lignes.


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