Chronique rédigée à propos du spectacle : 11 – TILT: can we start again? (saison 2016-2017).

Attention : cet article dévoile certains aspects du fonctionnement de la pièce !

J’ai bien aimé qu’on me sorte de ma zone de confort. Avec une espièglerie légère. Sous prétexte d’une harmonie. Les acteurs-musiciens créent à partir de rien. Ma place, notre voix, le gong, la cloche, sonnante et éclairante, les néons, les élastiques, et voilà un tableau vivant.

J’ai bien aimé ne pas avoir pu me planquer à ma place, mini chez moi rassurant pour une heure. L’harmonie se cherche et s’accompagne de llilililoulouloulou… Il faut bouger et s’impliquer pour la faire exister et elle reste instable et mouvante. A chercher again…

J’ai bien aimé le spectacle pour les sens et l’idée que ces sens font voyager dans le temps, science-fiction à portée de main : son, mouvement et lumière en même temps… Un mot, « l’espace », crée une panoplie d’images, une nouvelle projection mentale à chaque fois ! C’est comme une partition de petits délires complices transformés en spectacle, clins d’œil de tous les jours qui rendent la vie colorée, jolie, légère. Une simplicité qui rappelle que nous sommes tous des artistes. Il suffit peut-être de régler notre regard pour voir les lumières mouvantes et fascinantes, ajuster nos oreilles pour les rendre attentives à la musicalité du monde. Même la confession, antithèse de la créativité, devient musique et la musique finit par engendrer la frénésie.

J’ai bien aimé flotter dans cette légèreté !

TilT (photo : Céline Ribordy)

par Désirée Monbaron

Blogueuse régulière du Petithéâtre. Enseignante de littérature française. Amatrice d’idées et de créativité!


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