Il n’y a rien d’autre

Date : 2 décembre 2016
Chronique à propos du spectacle : 04 – Perplexe (saison 2016-2017).

Il n’y a rien d’autre, ici, que ce que j’ai vu.

J’ai vu des gens ivres, déguisés ; j’en ai même vu un tout nu.

Il n’y a rien d’autre, vous dis-je.

Oui, d’accord, il y a peut-être aussi des plantes vertes, un canapé, un cocktail (avec des fraises Tagada).

Mais ça me fait mal au crâne, toutes vos âneries.

Peut-être parce que je retrouve des bribes de ma propre vie dans les moindres détails — la table basse, l’interrupteur, la plante verte. Le courrier oublié dans un coin.

Peut-être parce que j’ai eu envie de vous rejoindre, là, tout de suite, et de me mêler à vos jeux d’élan, de viking et de volcan.

Je sais, c’est idiot. Mais, figurez-vous, ce que j’ai ressenti ce soir, c’est une décharge d’humanité.

Bien sûr, certains critiqueront.
« Je n’ai rien compris »
« C’est parfaitement obscur »
« C’est cela, le surréalisme ? »
« C’est absurde, n’est-ce pas ? »

Qu’importe.
Paulo, Diana, Georges et Marie, vous m’avez donné envie de vous rejoindre, ce soir, dans cette ronde absurde.

Et, Dieu seul le sait, il n’y a rien de plus beau que l’absurde.

Perplexe (photo : Sylvain Chabloz)

Perplexe (photo : Sylvain Chabloz)

par Orgel

Orgel est l'un des blogueurs réguliers du Petithéâtre. Il a longtemps été l'un des chroniqueurs du blog de la Grenette "Sortez de ma chambre". D'aucuns prétendent qu'il a choisi ce pseudo parce que, lu à l'envers, ça fait Legro. Mais ce sont de mauvaises langues... Pour le contacter ou réagir à sa chronique, laissez un message ci-dessous (ou : lecomtedorgel@hotmail.fr)


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


@